Le terme robot est apparu pour la première fois dans une pièce de théâtre écrite en 1920. Il désignait alors le travail, la besogne ou la corvée. Depuis lors, les robots font penser à des assistants capables d’exécuter les tâches les plus difficiles, les plus ingrates et les moins désirables.
Avec le temps, la définition de ce terme a évolué en fonction du contenu précis que les techniques et technologies de chaque époque étaient capables de lui donner. La notion dont il est question est donc évolutive.
Elle a varié en fonction des époques et de leurs capacités technologiques respectives. Le robot d’aujourd’hui est bien distinct de celui d’hier et il diffère très certainement de celui de demain à bien des égards.
Le robot : la première génération
La définition
Les premiers robots peuvent être définis comme des machines programmables pouvant effectuer des actions répétitives. Il s’agissait principalement d’automates capables d’accomplir des tâches bien connues pour être dangereuses, difficiles ou impossibles pour l’humain.
Les caractéristiques
Les premiers automates correspondant à cette définition datent de bien avant le siècle présent. Composés de pièces mécaniques et la plupart du temps, articulés, ils étaient capables de reproduire des actions relativement simples, en fonction de la routine qui leur était définie ou programmée.
Du point de vue de ses aptitudes, un automate est bien loin de l’idée que l’on se fait aujourd’hui d’un robot. Sa caractéristique principale consiste en sa capacité à mettre en œuvre des actions répétitives.
La deuxième génération de robots
La définition
La deuxième génération de robots consiste en des machines disposant de certains sens susceptibles de leur fournir des informations sur leur environnement. Ces machines sont capables de mener des actions physiques en réaction aux informations ainsi collectées.
Les caractéristiques
À l’instar de son prédécesseur de première génération, le robot de deuxième génération est, lui aussi, généralement composé de pièces mécaniques. Mais cet aspect mécanique est renforcé par des composants électroniques ou électromécaniques.
La principale différence entre la deuxième génération et celle qui l’a précédée réside dans l’incorporation de capteurs aux robots de la deuxième génération.
Ces composants qui correspondent au sens chez l’humain, confèrent à un robot une dimension sensorielle qui lui octroie la capacité d’appréhender les éléments de son environnement. Il existe une multitude de types de capteurs. Ils peuvent ainsi prendre la forme :
- D’un dispositif de captation d’image : caméra classique, caméra thermique ou caméra infrarouge par exemple ;
- D’un gyroscope ;
- D’un accéléromètre ;
- D’un thermomètre ;
- D’un microphone ;
- D’une sonde, d’un radar, d’un sonar, d’un lidar ou d’un capteur de proximité.
Cette liste est loin d’être exhaustive. Les données ainsi recueillies grâce aux capteurs sont transmises à des circuits électroniques, des microprocesseurs ou des microcontrôleurs qui jouent chez le robot, le rôle du cerveau chez les humains.
Ce composant est capable de procéder à une analyse des données, d’en faire une interprétation et de prendre la décision de mettre en œuvre une réaction. Il importe toutefois de préciser que la décision prise par ce type de robot dépend exclusivement de la programmation qui lui a été fournie.
La réaction décidée prend la forme d’un ordre donné aux actionneurs du robot. Il s’agit de pièces mécaniques qui peuvent être constituées :
- D’une articulation ;
- De vérins ;
- De moteurs électriques ;
- D’engrenages ;
- De pompes.
Ces actionneurs font office de membres à l’aide desquels le robot peut agir sur son environnement.
Le système d’une porte automatique comme l’on en trouve dans les centres commerciaux constitue une bonne illustration de robot de deuxième génération : dès que les capteurs du système détectent du mouvement à proximité, un signal est transmis au cerveau qui commande l’ouverture de la porte.
Le robot de troisième génération
La définition
Le robot de troisième génération correspond plus à l’idée que l’on se fait aujourd’hui d’un robot. Il s’agit de machines programmables, automatisées et renforcées par une intelligence fondée sur des modèles mathématiques complexes qui s’inspirent des réseaux neuronaux du cerveau humain. Dans les robots de troisième génération, les nanorobots croisent les robots capables de creuser des tunnels gigantesques, d’explorer l’espace.
Les nouveaux robots s’inspirent de plus en plus de la nature. Le biomimétisme est une source d’inspiration inépuisable permettant aux hommes de trouver des solutions pour une meilleure efficience des robots.
Les caractéristiques
Outre les atouts des générations précédentes, la troisième génération de robots est caractérisée par l’intelligence artificielle. Capable de prendre des décisions infiniment plus complexes que ses prédécesseurs, elle est aussi capable d’évoluer bien au-delà de sa programmation initiale. Les robots peuvent être individuels ou connectés. Ils travaillent seuls à 2 ou 3 ou à plusieurs centaines pour réaliser une tâche commune.
A l’aide de ses capacités d’adaptation, le robot de troisième génération peut également faire face à des situations qui n’ont pas été prévues dans le cadre de sa programmation. Cette capacité d’adaptation lui fournit une autonomie jamais égalée par les générations précédentes.
Avec le développement du monde digital, les robots doués d’intelligence artificielle peuvent être des machines entièrement numériques, sans réelle dimension physique. Il peut également s’agir de machines à la fois digitales et physiques, qui interagissent autant avec leur environnement numérique qu’avec leur environnement physique.
C’est par exemple le cas des voitures autonomes. Ces machines sont dotées d’une multitude de capteurs grâce auxquels ils ont la capacité d’appréhender leur environnement physique. Mais ils ont également accès à de nombreuses données en ligne sur la base desquelles ils opèrent leurs choix, fondent leurs décisions et mènent leurs actions.
L’intérêt d’un robot
Des qualités exploitables
En raison de la constitution non biologique et de l’absence de personnalité juridique dans les robots, ceux-ci peuvent remplacer les humains sur de nombreux plans. Dans les secteurs professionnels, les robots sont largement sollicités car ils ne requièrent :
- Ni repos ;
- Ni salaires ;
- Ni nourriture ;
- Ni respect de leurs droits.
Ils commettent en outre très peu d’erreurs et n’émettent pas de plainte. Leur phénoménale capacité de calcul constitue un avantage supplémentaire qui fait d’eux un atout prépondérant en matière de productivité ou encore de compétitivité.
Des applications multiples
Sous l’effet combiné de la mondialisation, de la digitalisation et des progrès technologiques, les robots ont acquis une place considérable tant dans l’espace public que dans la sphère privée. Ils sont de plus en plus intelligents et de plus en plus nombreux.
Grâce à de véritables prouesses en matière de miniaturisation, de mobilité et d’autonomie énergétique, le recours au robot s’impose dans un nombre croissant de domaines. En dehors de l’Industrie, de l’électroménager et du secteur militaire, il s’est ainsi invité dans la sphère médicale, dans le transport et a renforcé sa présence sur le plan de l’exploration.
Les services à la personne, l’agriculture ou encore les loisirs sont aussi autant de domaines dans lesquels le robot s’immisce aujourd’hui avec grand succès.
Les robots représentent-ils un risque ?
Aux yeux de certain l’avancée de l’intelligence artificielle et plus précisément du machine learning ou apprentissage automatique ressemble fort à l’ouverture de la boite de pandore. En effet, ne peut-on pas penser que sans le respect de certaines règles déontologiques, l’intelligence artificielle et la capacité de créer des lignes de codes qu’acquièrent les robots, l’homme deviennent un jour dépendant des robots ?
En 2015, certaines personnes bien informées sur l’évolution de l’intelligence artificielle dont Stephen Hawking, Elon Musk et des dizaines d’experts du domaine ont rédigés et cosignés une lettre ouverte demandant aux chercher en IA d’être attentif aux conséquences que peut amener l’intelligence artificielle sur notre société. Le courrier reconnait l’intérêt que représente l’intelligence artificielle, mais sensibilise sur l’importance de conserver le contrôle sur toute intelligence créée par l’homme. La lettre, est constituée de 4 paragraphes, elle s’appelle Priorités de recherches pour une intelligence artificielle solide et bénéfique : Lettre ouverte (Research Priorities for Robust and Beneficial Artificial Intelligence: An Open Letter).
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